L'image de l'"arabe" dans le cinéma français de 1970 à nos jours.
Établissement de soutenance : Université de Nice-Sophia Antipolis, 2010
Pagination : 4 vol. (1063 f.) : ill. en coul. ; 30 cm
Thème : Immigration-Interculturalité
Mots-clés : Étranger ; Immigré ; Maghrébin ; Représentation sociale ; Cinéma ; Afrique septentrionale ; France ;
Période historique : Années 1970, Années 1980, Années 1990
Discipline : Histoire
Région de soutenance : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Directeur(s) : Schor, Ralph, Baida, Jamaâ
Numéro national : 2010NICE2004
Permalien Sudoc : http://www.sudoc.fr/144518597
Résumé : Cette thèse est la conséquence de plusieurs questionnements : quelle image de l' ""Arabe"" donne le cinéma français ? Comment celle-ci a-t-elle évolué au cours des décennies ? Que révèle cette évolution dans la perception qu'ont les Français métropolitains des immigrés maghrébins ? À ces interrogations de départ légitimes s'adjoignent deux autres problématiques auxquelles ce travail essaie de répondre. Une question identitaire formulée de la façon suivante : comment le personnage de l'Arabe", ancien colonisé puis immigré stigmatisé sur le territoire national devient-il Français au cinéma ; et s'il le devient, quelle part d'étrangeté conserve-t-il ? Cette problématique est complétée par une seconde question d'ordre historique une fois mis à jour les premiers rôles de contre-stéréotypes : comment l'archétype de l'"Arabe", construit sur un temps long, s'est-il désagrégé à la suite d'un bouleversement inhérent à l'économie du cinéma, à savoir l'apparition des multiplexes à la périphérie des grandes agglomérations ? Au travers de trois périodes distinctes - un temps de l'imprégnation (1970-1982), un temps de la fixation entre ouverture et crispation (1982-1995), puis un temps de l'apogée passant des exclus aux "olympiens" (1995-2009) -, la thèse tente de mettre en évidence, au final, comment l'immigration maghrébine participe au renouvèlement du septième art français, en devenant à la fois sa ressource financière et en symbolisant sa créativité.