Les représentations sociales de l'intelligence chez des mères et leurs filles (âgées de 8-10 ans et de 13-15 ans) issues de milieux socioculturels contrastés.
Établissement de soutenance : Université de Toulouse 2 Le Mirail, 2001
Pagination : 260-VIII f
Thème : École-Enseignement
Mots-clés : Catégorie socioprofessionnelle ; Représentation sociale ; Relation enfant-mère ; Intelligence ;
Discipline : Psychologie
Région de soutenance : Midi-Pyrénées
Directeur(s) : Baubion-Broye, Alain
Numéro national : 2001TOU20040
Résumé : Les identités sociales des sujets orientent-elles leurs représentations de l'intelligence à travers, notamment, les relations dialectiques parent/enfant ? L'objectif principal de notre recherche est d'analyser, dans une perspective psychosociale et développementale, les représentations de l'intelligence que construisent des mères et leurs filles (âgées de 8-10 ans ou de 13-15 ans) issues de milieux socioculturels contrastés. Notre société occidentale valorise la réussite scolaire et par là le concept d'intelligence qui lui est implicitement associé. Concept flou et vernaculaire, l'intelligence est particulièrement propice au développement de représentations sociales, notamment dans le champ de l'éducation où elle fait partie des expériences quotidiennes des parents et des enfants. Notre étude a été réalisée auprès de 459 sujets interrogés par questionnaires. Les données ont fait l'objet d'analyses statistiques (principalement des analyses factorielles et des analyses de la variance). Les résultats montrent, d'une part, une hétérogénéité des représentations de l'intelligence qui s'explique par l'appartenance des mères et des filles à différentes identités sociales et, d'autre part, une transmission entre mère et fille de ces représentations. Les filles les plus jeunes véhiculent les représentations les plus polysémiques et privilégient un modèle d'enfant acteur de son développement. Si les adolescentes se caractérisent par un refus de définir l'intelligence, elles développent plus que leurs cadettes des représentations proches de celles de leur mère et ont une meilleure connaissance des représentations maternelles. Enfin, si l'ensemble des mères définit l'intelligence en terme de socialisation, c'est dans ce groupe que l'effet de la variable socioculturelle est le plus marqué : les mères de milieux défavorisés privilégient une représentation innéiste alors que celles de milieux favorisés développent davantage une conception interactionniste de l'intelligence.