Du vagabond au SDF : place d'une matrice culturelle et historique dans le processus de formation des représentations sociales.
Établissement de soutenance : Université Lumière Lyon 2, 2001
Pagination : 3 vol. (833 f.)
Thème : Lien social-Précarité
Mots-clés : Sans domicile fixe ; Représentation sociale ; Exclusion sociale ; Histoire ; Opinion publique ;
Discipline : Psychologie
Région de soutenance : Rhône-Alpes
Directeur(s) : Cornaton, Michel
Numéro national : 2001LY020073
Accès au texte intégral : http://theses.univ-lyon2.fr/sdx/theses/lyon2/2001/bertrand_v
Résumé : Cette recherche traite des représentations sociales véhiculées sur l'exclusion et plus particulièrement sur les personnes sans domicile fixe. Les représentations ont été abordées selon leur dimension historique et génétique et ont été entendues comme le produit, sans cesse actualisé, de nos matrices culturelles ordonnant nos catégories du monde. La première partie de cette recherche présente le cadre théorique de la problématique et formule les hypothèses. La deuxième partie fait le point sur les discours scientifiques et doxologiques (médiatiques et usuels) énoncés sur l'exclusion et extrait la figure de la personne sans domicile. La troisième partie met en tension les discours et les pratiques historiquement formulés sur l'errance. A la lueur des théories interactionnistes de la déviance, le portrait de l'homme sans domicile se dessine plus nettement. Vagabond ou SDF, celui-ci est enchâssé dans une trame normative construite par les champs juridique et psychiatrique. La dernière partie analyse la mise en scène de l'exclu et du SDF dans le discours de presse à partir de deux événements. Les médias sont définis comme une caisse de résonance des représentations collectives. Enfin, à partir d'entretiens réalisés auprès d'hommes sans domicile, nous avons recherché l'écho du discours collectif dans la parole singulière. La présence de cet écho nous révèle l'existence d'une matrice culturelle associant errance et déviance et alimentant des représentations négatives à l'égard du SDF considéré comme un coupable à l'inadaptation sociale chronique et non comme une victime de la crise économique.