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Une base de données bibliographiques des thèses pour le travail socialTHESIS
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Pratiques langagières des sourds et discours autour de la langue des signes : l'intégration en question.

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Thèse travail social
Auteur : HUGOUNENQ Hélène

Établissement de soutenance : École des hautes études en sciences sociales, 2009
Pagination : 1 vol. (575 p.) : ill.

Thème : Handicap-Situations de handicap
Mots-clés : Surdité ; Langage ; Langue des signes ; Insertion sociale ; Identité ;

Discipline : Ethnologie
Région de soutenance : Ile-de-France
Directeur(s) : Delaporte, Yves
Numéro national : 2009EHES0380
Permalien Sudoc : http://www.sudoc.fr/144528282

Résumé : Cette recherche est partie du questionnement suivant: pourquoi, alors que la langue des signes est aujourd'hui reconnue comme une langue à part entière, que de nombreux entendants l'apprennent, qu'elle est présente dans les médias et que des interprètes sont formés, reste-t-elle souvent perçue comme un frein à l'intégration des sourds dans la société française ? En déconstruisant les notions d'intégration et de langue, nous montrons, dans une observation des pratiques langagières quotidiennes des sourds pratiquant la langue des signes et des entendants amenés à les côtoyer, que les modalités de communication ne font pas qu'affecter les interactions mais touchent également à notre sentiment d'appartenance: à un pays pour la langue avec laquelle on parle, à une région pour l'accent que l'on possède, à une classe sociale pour le lexique qu'on utilise. En effet, la langue est souvent perçue comme ce qui lie, délimite un groupe humain, fonde une identité, et si les sourds pratiquent la langue des signes, alors ils sont catégorisés comme un groupe différent et hermétique à celui des locuteurs de la langue française, comme des individus posant un problème d'intégration. Pourtant, au terme de plusieurs années d'immersion auprès de la population sourde, il apparaît qu'en réalité, il n'est pas d'identité individuelle et de pratique langagière qui ne soient plurielles, et que cette pluralité ,'est pas forcément vécue sur le mode du déchirement identitaire.

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