La citoyenneté et au-delà : sentiments d'appartenance en migration : les Polonais en France et en Allemagne (XXe-XXIe siècles).
Établissement de soutenance : Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2011
Pagination : 3 vol. (918-CDXXIX p.)
Thème : Immigration-Interculturalité
Mots-clés : Immigré ; Enfant de migrant ; Citoyenneté ; Identité collective ; Nationalité ; Vie politique ; Reconnaissance sociale ; Pologne ; France ; Allemagne ;
Discipline : Science politique
Région de soutenance : Ile-de-France
Directeur(s) : Déloye, Yves
Numéro national : 2011PA010304
Permalien Sudoc : http://www.sudoc.fr/161040780
Résumé : Faire la sociologie de la construction des sentiments d'appartenance «politique» revient à analyser les perceptions subjectives construites eu égard aux communautés politiques. Pour les appréhender nous nous sommes attachée aux trajectoires biographiques des migrants et enfants de migrants polonais vivant en France et en Allemagne au moment de l'enquête. L'étude de ces trajectoires "polonaises" en termes de bifurcations biographiques, de "genres de vie" - où l'expérience migratoire occupe une place centrale fait cohabiter, dans l'analyse, le temps court de l'événement biographique et le temps long des socialisations. En nous attachant aux rapports de ce "groupe témoin" vis-à-vis de la France et de l'Allemagne, ce sont aussi les "idiomes de la nationalité et de la citoyenneté" de ces deux États-nations que les Polonais nous invitent à repenser. Si les sentiments d'appartenance s'objectivent en référence au Droit de la nationalité, aux constructions socio-historiques de la citoyenneté, cette sociologie des sentiments d'appartenance, faite à hauteur d'hommes et de femmes, interroge - plutôt qu'elle ne le prend pour acquis - le poids du "national" dans les représentations et nous conduit dans le même temps à déconstruire la catégorie de citoyenneté. Dans ce cadre, nous userons d'une terminologie plurielle : nationalisme, patriotisme, étatisme et civisme. La construction des sentiments d'appartenance est un processus qui voit se côtoyer des périodes où "l'identité politique" est déstabilisée ; où, en tension avec les puissances d'État, elle se négocie ; où, à la recherche de reconnaissance, un groupe tend à vouloir affirmer sa singularité.