L'automédiatisation, une autre forme de communication sociale.

Auteur : AMARA Mohamed
Établissement de soutenance : Université de Lyon 2 Lumière, 2012
Pagination : Données textuelles

Thème : Travail-formation-insertion

Mots-clés : Groupe de parole ; Audiovisuel ; Video ; Image ; Dynamique de groupe ; Auto-analyse ; Identité sociale ;

Discipline : Sociologie

Directeur(s) : Herreros, Gilles
Région de soutenance : Rhône-Alpes
Numéro national : 2012LYO20020
Permalien Sudoc : http://www.sudoc.fr/183873920
Thèse publiée : L'automédiatisation : une autre forme de communication sociale / Mohamed Amara. Paris : L'Harmattan, 2013. 268 p. ISBN 978-2-296-99780-6

Résumé : L'automédiatisation, comme une autre forme de communication sociale, est une démarche de médiatisation de groupes de parole par l'image vidéo. Dans un contexte de distorsion du lien social (chômage, solitude, repli sur soi...), il s'agit de s'interroger sur la place et le rôle de la caméra dans sa capacité à transformer les sujets individuels et collectifs lorsqu'ils portent un regard sur eux-mêmes et sur la société. Il s'agit aussi de questionner le rapport entre la caméra et le groupe de parole par l'intervention du tiers ­médiatiseur (le filmeur). Pour appréhender la façon dont l'outil vidéo façonne, influence la parole des participants d'un groupe, quatre axes de travail se détachent : 1) comprendre les relations entre les groupes de parole, la caméra et le filmeur pour participer à un mouvement d'émergence du sujet et à une transformation de la société ; 2) réfléchir aux capacités de transformation d'un outil, comme la caméra, sur les acteurs, pour sortir du manque de considération ou de l'exclusion ; 3) créer et renforcer les liens entre les participants au sein des groupes et entre les groupes, grâce à l'influence de l'outil vidéo ; 4) partir de l'interdisciplinarité pour appréhender les questions de difficultés de dialogue. À travers ces quatre axes de recherche, le travail de terrain a consisté à comprendre la mise en place d'une médiatisation par des acteurs, confrontés au "diktat" de l'image, car ces mêmes acteurs perçoivent la caméra d'abord comme une occasion de paraître à "l'écran", plus qu'un moyen de débattre des préoccupations quotidiennes ou d'investigation sociologique. C'est pourquoi il faut s'appuyer sur la dynamique du groupe et de ses acteurs pour comprendre en quoi la caméra suscite une communication sociale, et permet aux groupes de parole de réfléchir et de se réfléchir. Mais aussi la question principale : en quoi l'utilisation de la caméra dans le groupe fait-elle évoluer la capacité des participants à "s'auto-analyser" pour aller vers une construction commune, une transformation sociale ?

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