Frère ou soeur d'un enfant différent, et moi alors ? : impact de la déficience intellectuelle d'un enfant sur le vécu des fratries et sur la famille.

Auteur : GRIOT Marion
Établissement de soutenance : Université de Lyon 2 Lumière, 2012
Pagination : Données textuelles

Thème : Handicap

Mots-clés : Handicap mental ; Fratrie ; Enfant handicapé ; Approche systémique ; Famille ; Insertion sociale ; Relation familiale ;

Discipline : Psychologie

Directeur(s) : Portalier, Serge
Région de soutenance : Rhône-Alpes
Numéro national : 2012LYO20021
Permalien Sudoc : http://www.sudoc.fr/192999125

Résumé : Cette recherche ancrée principalement sur une approche systémique, propose d'évaluer l'impact de la déficience intellectuelle d'un enfant sur son environnement familial et en particulier sur ses frères et soeurs. Le handicap d'un enfant ne touche pas uniquement celui qui en est atteint, mais constitue une information signifiante pour le système familial qui va modifier ses interactions en fonction d'elle. Nous nous intéressons, dans cette étude, au vécu subjectif des frères et soeurs, âgés entre 6 et 12 ans, d'enfants porteurs de déficience intellectuelle. Nous avons réalisé une étude comparative entre un groupe expérimental composé de 27 familles et 34 frères et soeurs confrontés à la déficience intellectuelle et un groupe témoin composé de 19 familles et de 24 frères et soeurs sur la nature de la relation fraternelle (proximité, conflits, rivalité), la fonctionnalité de la typologie familiale ("équilibrée", "moyennement équilibrée" ou "extrême"), le sentiment d'intégration sociale (en famille, dans les collectivités et parmi les pairs) et le degré de dépression. La variable indépendante est la présence ou non d'un enfant porteur d'une déficience intellectuelle dans la famille. Nous souhaitons ainsi montrer l'impact de la présence d'un enfant porteur d'une déficience intellectuelle dans la famille. Nous avons également procédé à une étude corrélationnelle entre les variables retenues (nature de la relation fraternelle, fonctionnalité de la typologie familiale, sentiment d'intégration sociale et degré de dépression) afin d'identifier les facteurs de risques et de protection pour ces fratries. Les résultats obtenus indiquent que peu de différences existent entre ces familles sur les variables retenues. Seules deux modalités de la relation fraternelle sont significativement différentes entre les deux groupes. Les frères et soeurs d'enfants atteints de déficience intellectuelle évaluent leurs relations comme moins proches et également moins conflictuelles avec l'enfant déficient intellectuel. D'autre part, l'étude corrélationnelle montre que la typologie familiale et la proximité fraternelle ne sont corrélées à aucune autre variable. Le sentiment d'intégration sociale dans les trois domaines de la collectivité, de la famille et des pairs est, quant à lui, corrélé négativement, pour les deux groupes, à la rivalité dans la relation fraternelle ainsi qu'au degré de dépression. Une corrélation positive significative est établie uniquement pour le groupe témoin entre le degré de dépression et les conflits dans la fratrie. Ainsi, l'étude comparative permet de montrer que les fratries et les familles confrontées à la déficience intellectuelle ne sont pas différentes des autres sauf sur la nature de la relation fraternelle. D'autre part, le modèle explicatif établi par l'étude corrélationnelle permet d'identifier l'importance de la rivalité fraternelle et du sentiment d'intégration sociale pour le bien-être des frères et soeurs. Enfin, ces constats permettent de contribuer à une réflexion sur les applications cliniques de cette recherche.

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